Accueil. Plan du site. Qui sommes nous ?. Nos activités. 4 minutes.... Culture. Jumelage Bonn. Témoignages de vie. Enfants, catéchisme. Ados, aumônerie. Femmes. Hommes. Equilibre intérieur. Liens, partenaires. Calendrier. Où et quand nous trouver. Contactez-nous.
Vous êtes à la rubrique

Église protestante baptiste Mirecourt chrétien bible foi spiritualité espérance évangile vosges culte prière catéchisme femme homme aumônerie

Couple, famille
Couple, famille
« Faille dans le couple »


« - Tu as entendu ? Il paraît que Georges et Antoinette se séparent… Après 20 ans de vie commune, c’est triste ! Et avec deux enfants à la clé …
- Ouais, comme tu dis, c’est bien triste…  Probable qu’il y avait une faille dans le couple… »

Vous avez dit : « Faille dans le couple » ? Je crois qu’elle a bon dos, la faille dans le couple…

Notre expérience humaine nous montre qu’il y a certes des couples qui, dès le départ, sont mal partis. Et, à l’inverse, certains présentent de telles affinités que l’on devine qu’il faudrait qu’il arrive quelque chose de très grave pour arriver à les ébranler. Mais pour la grande majorité des hommes et des femmes ordinaires, l’échec et la séparation ne s’expliquent pas en soi par une hypothétique « faille dans le couple », qui serait de l’ordre de la fatalité cachée qui finit par provoquer d’inexorables dégâts. Il faut chercher ailleurs, dans une dimension plus personnelle.

La faille existe bel et bien… mais c’est en chacun de nous qu’elle est !

La Genèse (le premier livre de la Bible) nous raconte, sous une forme imagée mais saisissante, l’histoire du premier couple humain. Nous y voyons que chacun des deux conjoints a choisi pour sa part de se détourner de son Créateur. Ce faisant, ils ont inauguré la vie dans l’égotisme - pour ne pas dire la vie dans l’égoïsme. Ils ont voulu être comme des dieux, chacun devenant le dieu de sa propre vie. Et nous voyons dans le récit biblique que quand les choses tournent mal, la première réaction de  l’homme, c’est d’accuser à la fois Dieu et sa femme : « C’est la faute à la femme que Tu as mise à mes côtés … »

Chacun de nous réactualise dans sa vie et à son époque l’histoire emblématique du premier couple humain. On s’engage dans la relation avec ses propres attentes, ses propres ambitions, sa propre vision de ce qu’est le couple idéal - ou en tout cas viable ; et puis chacun des deux évolue, et l’évolution peut amener les conjoints à rapprocher leur vision des choses et donc à renforcer leur relation, ou bien au contraire à emprunter des voies parallèles, ou même divergentes. Et dans ce cas, on se réveille un jour en se disant : « Qu’est-ce que j’ai encore à faire avec celui (ou celle) qui dort à mes côtés ? » ….

C’est cette blessure intime, universelle, celle de la séparation d’avec Dieu, qui potentiellement « plombe » tous les couples, parce qu’elle affecte déjà en amont tout être humain dans son rapport à lui-même, dès qu’il a dépassé le stade de l’enfance pour devenir autonome. Et alors, la réunion de deux égotismes, même avec l’attraction mutuelle, la bonne volonté, et les valeurs, fait que la réussite familiale demeure partielle, aléatoire, et souvent compromise. Les statistiques des sociologues (environ 1 divorce sur 2 dans notre France du XIXe siècle ) ne font qu’illustrer cruellement cette réalité intérieure… Souvent, ce sont les problèmes générés par les enfants qui amènent sur le tard à l’échec du couple, comme si l’échec était moins celui du couple de départ que celui de la cellule familiale agrandie au fil des années. Et c’est bien sûr dans la durée que ces choses-là s’observent, et souvent dans la 2ème moitié de la vie… Au départ, tout semble toujours jouable.

En bref : si nous avons à cœur de réussir dans le domaine affectif, recherchons une véritable relation avec notre Créateur : Celui qui nous a faits nous connaît intimement ! En réponse à notre demande, il assurera en nous l’équilibre, et s’il le faut, la guérison. Alors, nos failles, devenues identifiées, ne nous conduiront pas à l’échec, mais simplement à une manière d’être plus réaliste et plus humble.


« Qui connaît ses propres failles ?
Libère-moi de ce qui est caché aux tréfonds de mon être! »
(Psaume 19 - la Bible)
« Jusqu’à ce que la mort nous sépare » ?

L’évolution de la structure familiale depuis environ deux générations dans la direction d’une plus grande fragilité interpelle tous ceux qui entendent inscrire leurs relations amoureuses et sexuelles dans la durée. C’est souvent plus particulièrement le cas des femmes, que leur préoccupation plus accentuée pour la sécurité - et donc pour la stabilité du foyer - amène à s’interroger sur la pérennité de leur propre noyau familial.

Au-delà d’un problème de durabilité, le défi que pose le couple à chacun des 2 conjoints est celui de la fidélité : fidélité à la personne du conjoint et aux engagements initiaux évidemment, mais aussi fidélité à soi-même, aux valeurs ou idéaux librement consentis par l’adulte qui bâtit une relation. En ce sens, la vie de couple est fondée sur l’équilibre intérieur, et y renvoie.

Et c’est justement sur ce terrain de la fidélité que notre désir de stabilité entre en conflit avec la post-modernité, à cause d’au moins deux facteurs dont les effets s’additionnent :

Le premier est l’explosion de l’espérance de vie liée aux acquis de la médecine. Quand Jésus Christ, puis ses apôtres après lui, proposaient aux hommes et aux femmes de leur temps une fidélité conjugale à vie, il s’adressaient à des gens qui avaient une vie commune d’une durée de 20 ans en moyenne, 25 ans au plus, à cause des grossesses à répétition et des conditions de santé difficiles pour la plupart des femmes mariées. Or, de nos jours, un couple qui se forme à l’âge de 25 ans peut légitimement espérer une durée de vie commune d’environ 50 ans… Dans une telle perspective, les notions de durabilité et de fidélité prennent un sens et une exigence qu’elles n’avaient pas il y a 2000 ans.

Le second facteur est l’indifférence généralisée envers la dimension spirituelle dans la relation de couple, qui se banalise dans la société occidentale contemporaine. Or, la monogamie à vie, proposée comme idéal à toute une société, demeure une invention du Dieu de la Bible. Dans d’autres civilisations, on prévoyait (au moins pour l’homme !) une possibilité quelconque de polygamie : soit la polygamie proprement dite comme en Islam ou dans les sociétés africaines, soit la concubine reconnue parallèlement à l’épouse comme dans les sociétés asiatiques, soit la « polygamie successive » par divorce et remariage comme dans la société gréco-romaine. On n’exigeait donc pas une exclusivité de la relation affective ou sexuelle.

De nombreux couples se trouvent donc, dans notre société dite « post-chrétienne », dans la situation décrite par le dicton populaire : « On veut le beurre et l’argent du beurre ». D’une part, on espère du conjoint qu’il va respecter l’exclusivité et la fidélité qui garantissent la pérennité de la relation (cela est tout aussi vrai pour les non croyants que pour les croyants : voir à ce sujet les commentaires très éclairants sur l’infidélité rédigés par Simone de Beauvoir, compagne de Sartre) et d’autre part on se proclame seul maître de sa propre vie et seul juge de son point d’équilibre intérieur (Dieu ne rentre pas en compte dans la relation de couple). Si donc cette relation, perçue comme un genre de contrat mutuel, cesse d’être satisfaisante, au point que l’équilibre qu’on pensait acquis se trouve remis en cause, alors on se réserve d’y mettre fin, un peu comme un cycliste essoufflé descend de son vélo et se met à faire du stop …

Par contraste, ceux qui ont appris à placer leur confiance dans le Dieu de la Bible découvrent avec reconnaissance que la fidélité, comme d’autres qualités fort désirables, est une grâce que l’on reçoit, un chemin qu’il nous est donné de suivre, une perspective implantée en nous d’en haut.

Alors … vous m’inviterez, le jour où vous fêterez vos noces de diamant ?


« Dieu est fidèle …
Il ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces »
(1ère lettre aux Corinthiens, Chap 10 - la Bible)
Le pardon au centre

Je pense souvent à une chanson de Gilles Vigneault, un peu ancienne mais fort connue, qui commence par : « J’ai fait de la peine à ma mie » et dont le refrain est : « Qu’il est difficile d’aimer ! ». Voilà qui parle de l’amour de manière réaliste, et qui nous change des fadaises glamour style Starac !

Année après année, la famille demeure pour les Français la valeur-refuge type, tous les sociologues s’accordent à le dire. Et cependant, les statistiques montrent le fort décalage entre les attentes et la réalité, révélé négativement par le taux de divorce : la famille, qui devrait être le lieu par excellence de l’acceptation et de la sécurité, est en fait l'une des sources principales d'agressions et de blessures. Sans même penser aux violences physiques ou sexuelles, on peut affirmer que beaucoup de frustrations et de déceptions dans la vie trouvent leur origine au sein de la vie de couple ou de la relation familiale.

L’amour, en particulier dans le cadre conjugal, se caractérise par sa capacité à ne pas tenir rigueur à l'autre de ses fautes. Dans la phase initiale d’une relation, il est facile de passer l'éponge en cas de heurt ou d’insatisfaction : la dynamique amoureuse compense les frictions. Mais petit à petit, l'élan mutuel se calme, et commence à s’installer une certaine lassitude envers les défauts de l’autre. Plus tard, la crise peut surgir, soit sans crier gare, soit comme aboutissement d’un long processus. Le premier cas est typiquement celui du « coup de canif dans le contrat ». Le conjoint trahi se trouve tenté de mettre fin à la relation, ne serait-ce que pour préserver son propre équilibre, ébranlé par le changement de trajectoire de l’autre. Le deuxième cas est basé sur le principe de la « collection de timbres » : un des conjoints décide de partir en claquant la porte, et on se rend alors compte qu'il avait accumulé des rancoeurs depuis des années, tel un collectionneur qui remplit patiemment son album jusqu’au jour où il peut le négocier au prix fort. Cela laisse le conjoint stupéfait, avec l’impression d’être trahi par le non-dit de l’autre…

Le divorce, la rupture, ou même la cohabitation aigre-douce ne sont pourtant pas une fatalité. Il existe un genre d'huile miraculeuse capable de dégripper les rouages, d'absorber les chocs, de réguler les tensions : le pardon. S'il y a un domaine où chacun apparaît tel qu'il est, c'est bien l'intimité du couple, où il n'est pas possible de tricher indéfiniment sur sa véritable nature. Mais le couple est aussi l'école par excellence où l'on va apprendre l'altruisme et l'exercice du pardon : apprendre à demander pardon en reconnaissant ses torts sans s’inventer d’excuses, apprendre aussi à pardonner en donnant au conjoint des signes sans équivoque de ce que ses fautes ne seront pas stockées dans un coin de notre mémoire pour servir d'arme contre lui en temps de crise.

Pardonner les petits accros quotidiens, c’est tout à fait faisable. Mais combien les fautes (réelles ou perçues comme telles) telles que : égoïsme du conjoint, infidélité, chantage affectif, autoritarisme, manque de respect, sont usantes à la longue ! Dans ces conditions, aller chercher le pardon à l’intérieur de soi-même devient à la fin aussi irréaliste que pour un paralytique de courir pour échapper à l’incendie de sa maison. C’est par manque d’un réservoir extérieur de pardon que tant de couples déclarent forfait, plombés par la lassitude mutuelle ou bien par l’incartade de l’un des conjoints.

Et pourtant… le Nouveau Testament nous raconte l'histoire d'un mariage, à Cana en Galilée, qui avait mal commencé, justement par manque de ressources. L'intervention miraculeuse de Jésus sauve la situation, et il laisse aux jeunes mariés cette consigne qui est valable pour tous les couples du monde, à toutes les époques : « Puisez ! » C'est en puisant dans cette incroyable pardon que Dieu nous accorde, dans Son incompréhensible patience envers nous, alors que nous avons tant de défauts nous-mêmes, qu'on pourra trouver la force de passer un cap difficile en restant ensemble, alors qu'on aurait humainement envie d'affirmer haut et fort son bon droit et de tout plaquer. C’est parce qu’Il m’a pardonné ma propre indifférence envers Lui, mon propre égoïsme et mon refus opiniâtre de me remettre en question, que je peux voir d’un oeil autre l’inertie ou les fautes du conjoint, et aussi celles de mes enfants ou de mes parents, en y trouvant un miroir de ma propre faiblesse et en exerçant envers eux la miséricorde dont j’ai été bénéficiaire.
Mettre au centre le pardon reçu de Dieu, le recevoir et l’accorder, de manière vécue, réelle, dynamique : voilà le secret de la longévité des relations !

« Faites-vous grâce réciproquement :
Si vous avez à vous plaindre de l’autre,
Comme Christ vous a fait grâce, vous aussi, faites de même »
Lettre aux Colossiens, la Bible.
Le pardon au centre

Je pense souvent à une chanson de Gilles Vigneault, un peu ancienne mais fort connue, qui commence par : « J’ai fait de la peine à ma mie » et dont le refrain est : « Qu’il est difficile d’aimer ! »...
« Faille dans le couple »

« - Tu as entendu ? Il paraît que Georges et Antoinette se séparent… Après 20 ans de vie commune, c’est triste ! Et avec deux enfants à la clé …
- Ouais, comme tu dis, c’est bien triste…  Probable qu’il y avait une faille dans le couple… »
« Jusqu’à ce que la mort nous sépare » ?

L’évolution de la structure familiale depuis environ deux générations dans la direction d’une plus grande fragilité interpelle tous ceux qui entendent inscrire leurs relations amoureuses et sexuelles dans la durée.
#up Équilibre intérieur
Équilibre intérieur
Couple, famille